LOM BRED

 

Il est curieux le boug, mi-plasticien, mi-herbacé, torse nu malgré la fré de Bourg-Murat. Il est longiligne, un brin demesuré, pourtant garanti sans pesticide, ni engrais. Lui, c’est Stéphane Kenklé, l’homme à tête de brèdes, poète et engagé.

 

Poésie et engagement, deux mots qu’on pourrait croire surannés, et qui pourtant racontent mieux que tous les autres cette troisième édition tamponnaise de La Bèl Parol. Engagement des artistes, des équipes, du théâtre, des bénévoles, tant il en fallait pour surmonter l’annulation - et ses conséquences - de l’édition 2018 confrontée à la crise sociale des gilets jaunes. Poésie, parce qu’il a fallu, avec l’aide et la solidarité des artistes invités, reporter, réaménager, réinventer : garder la tête haut perchée. C’est donc une édition où l’on retrouve beaucoup des « annulés » de l’année dernière, mais qu’on voudrait savoureuse comme un rogaton de lendemain de moriaz.
Et parmi les invités, la pa ninportaki : la parole politique de l’Unijambiste, la poésie orthographique de La Convivialité, le très marleysien Alexandre Virapin, Eric, Gad, Lucie, Zanaar, un parpaing, des bout d’soie, et pas mal d’autres kari po l’kèr po partazé.

 

Un La Bèl Parol an gazon d’ri, po manz ék la min dann fey fig, ék parkoté tipé piman mé bonpé bréd.